Cet article, L’apprentissage individuel et la conception universelle de l’éducation, est le deuxième d’une série qui a pour objectif d’aider à la prise de décision dans l’optimisation des services rendus en ligne aux étudiants et élèves par l’usage de la vocalisation des contenus, une solution innovante, efficace, fiable, et flexible. À première vue, la mise en place de l’UDL (Universal Design Learning) et de l’enseignement individualisé dans les écoles peut s’apparenter à une solution gratuite pour tous qui requiert un projet d’apprentissage spécifique pour chaque enfant. En comprenant mieux chacun des changements mentionnés dans l’introduction, vous pouvez constater que le passage à ce type de programme s’inscrit naturellement dans le prolongement de ces avancées. Le nombre de changements qui se sont produits au cours de ces dernières années ont dominé ces rapides progrès. Apple dévoila son premier iPad en avril 2010, avec son modèle le moins cher coûtant 500 dollars. L’année suivante, Google introduisit son premier Chromebook, avec son modèle d’entrée de gamme coûtant 350 dollars avec l’option de mensualisation des paiements pour les écoles. Les programmes individualisés importants, à l’instar du projet de Los Angeles Unified School District prévoyant l’achat de 650 000 iPads pour les élèves, ou de la décision de Richland en Caroline du Sud d’équiper 19 000 étudiants avec des Chromebooks, prouvent que les programmes individualisés continuent de se développer. En plus de ces changements, la tendance « Bring Your Own Device (BYOD) » (Apporter votre appareil personnel) commença à se développer en 2013, et de plus en plus d’écoles continuent d’encourager les élèves à apporter leurs appareils personnels, les autorisant à utiliser leurs téléphones, tablettes et ordinateurs portables en classe. Prenons l’exemple de l’initiative de la BYOD de Georgia Forsyth County Schools. Avec 41 000 élèves, le district accueille chaque jour 30 000 appareils personnels. Parallèlement, les écoles ont augmenté leurs accès en ligne. Lorsque le programme gouvernemental « E-rate » démarra en 1994, son objectif était d’aider à financer les écoles pour se connecter à Internet. 20 ans plus tard, le Président Obama réclame la réforme de ce programme. Son nouveau programme désigné sous « ConnectED » a pour objectif de connecter 99 % de tous les lycées américains à Internet en haut débit d’ici à 2018. La demande est bien là. Lorsque le programme « E-rate » démarra en 1998, son financement approchait les 2,4 milliards de dollars. Malgré une hausse des demandes de 321 pour cent depuis lors, son financement a à peine augmenté de 5 %. La combinaison de la puissance de calcul entre les mains de plus en plus d’élèves, avec l’accès permanent à toutes les informations conte- nues en ligne, a changé la dynamique des salles de classe. L’enseignant peut désormais orienter l’enseignement, permettant aux élèves de trouver et de traiter l’information dans leur format préféré. L’enseignement d’une classe entière devient une partie plus petite de chaque classe. Prenez en compte la nature changeante des classes. Trente et un États américains proposent désormais des écoles en ligne à temps plein, avec 1,8 millions d’inscriptions d’élèves de la maternelle à la Terminale dans les différents types de cours en ligne. À l’école, les cours sont également « inversés » : les devoirs sont faits en classe et les élèves visionnent le cours, fourni soit par leur enseignant soit par une autre source. Une école située au nord de Detroit, Clintondale High School, inverse désormais toutes ses classes. Les résultats ? L’école a réduit son taux d’échec dans plusieurs matières de l’ordre de 25 % en un seul semestre. Ou prenez l’exemple de la Khan Academy. Lancé en 2008 par Salman Khan, ce site met à disposition des utilisateurs des leçons vidéo gratuites dans différentes matières, que ce soit les maths, les sciences ou les arts. En huit ans, sa bibliothèque audio s’est enrichie de 4 000 vidéos. Cette académie touche dix millions d’utilisateurs par mois et a dispensé 300 millions de leçons vidéo depuis qu’elle existe. Bien sûr, chacune de ces tendances a un impact sur l’enseignement, mais le véritable pouvoir vient lorsque plusieurs de ces tendances sont utilisées ensemble pour créer le changement. Ceci se produit de deux manières différentes, à l’intérieur même de l’État de Géorgie. Le système scolaire du Comté de Gwinnett est le plus grand district de l’état, desservant près de 170 000 élèves en 2013-14. En 2010, ce district a remporté le prestigieux prix « Broad Prize » récompensant le district le plus urbain du pays. Lorsqu’IBM voulut tester un nouveau système d’enseignement, son choix se porta sur Gwinnett. Dans un programme appelé « Personalized Education Through Analytics on Learning Systems » (Enseignement personnalisé via des analyses sur les systèmes d’apprentissage), IBM tente d’utiliser l’analyse des données pour réformer l’enseignement. Dans ce système, la direction de l’école mélangera les performances passées d’un élève avec des données de modélisation prédictive tout en tenant compte de la méthode d’apprentissage préférée de l’élève. Cela permettra aux enseignants de récupérer le contenu spécifique et les méthodes d’enseignement particulières pour personnaliser l’enseignement de chaque élève. Alors qu’IBM et Gwinnett sont associés sur différents projets depuis 15 ans, cette initiative spécifique a été mise en place à la fin de 2013. [enhancing_learning lang=fr]